Samedi 28 juillet 2007

















Have fun! Et profitez bien de l'odeur du nitro et de la gomme brûlée!
Côté bestialité, les Funny Cars n'ont vraiment rien à envier aux Top Fuel!

Comme eux, cette autre catégorie reine du drag racing fait toujours autant rêver les spectateurs.

Et pour cause, elle utilise la même motorisation et le même carburant (nitro-méthane) qu'en Top Fuel. L'écart des performances entre un Top Fuel et un Funny Car est infime.

A titre de comparaison, le record national en Top Fuel est de 4"428 contre 4"659 en Funny Car.
Soit un écart de 0"231 seulement! 4"65 aux 400 m DA, ça cause! Imaginez: de 0 à 160 km/h en 1", de 0 à 442 km/h en 3"25 et de 0 à 514 km/h en 4"7, ça vous dit?

Quand on sait qu'une Porsche 911 fait dans les 14" aux 400 m à 170 km/h, et une Yamaha R1 10", c'est vraiment dément!

Une balle de fusil parcourt 120 m par seconde, c'est l'équivalent de 420 km/h contre 536,97 km/h pour un Funny Car en fin de run. BAAAMMM...


















Imaginez le conducteur, prisonnier dans l'habitacle !
Harnaché comme un pilote de chasse, il n'a devant lui que la vision de l'énorme injection et un morceau de la piste!

L'appellation "Funny Car" n'est pas un hasard. Très populaires aux USA, les gens s'identifient à ces drags grâce à la carrosserie qui reprend grossièrement les lignes de voitures actuelles du commerce. D'où l'intérêt pour les constructeurs! On arrive par exemple. A distinguer Mustang, Chevrolet, ou encore Dodge..

EMPATEMENT COURT
Ici, le moteur du drag est situé à l’avant (devant le pilote), le tout est recouvert d’une carrosserie monocoque en carbone.

Mais la grande particularité d’un Funny Car par rapport à un Top Fuel réside dans un empattement beaucoup plus court. 7,62m pour un Top Fuel, contre 3,18m sur un Funny Car.

Avec les mêmes 7500 ch à maîtriser et toujours les deux mêmes sliks à l’arrière identiques pour passer toute cette puissance ! Tenir un Funny car en ligne droite n’a rien de « facile » !

La moindre perte d’adhérence, le moindre écart de trajectoire peuvent vite avoir des conséquences dramatiques. Donc, plus difficile à maîtriser ! Show garanti…

























Monsieur Funny Car himself ! Le légendaire John Force et son Funny Mustang Çastrol ! Burn out de furieux (ci-dessus) comme à l'accoutumée pour lui, et départ (ci-dessous) dans les règles de l'art!
























Funny Car de John Force

- Carrosserie:        Ford Mustang Replica 2005
- Puissance:           7 500 ch
- Lubrifiant :            Castrol GTX et Castrol Syntec
- Carburant:            85 % nitro-méthane, 15 % méthanol-alcool
- Pneus:                   Goodyear Eagle
- Poids:                     895 kg (pilote inclus)
- Moteur:                   bloc TFX & BAE de 498 cubic inches (8 litres), assemblage sur mesure
- Type de moteur:   aluminium forgé
- Châssis :                McKinney Corporation
- Suspension:          aluminium
- Freins:                    fibre carbone associée à deux parachutes


Deux Funny Cars au coude à coude, en pleine charge! Les pilotes expliquent qu'ils arrivent parfois à entendre le moteur de l'autre drag à plein régime durant leur duel!


La couleur des flammes (ou leur densité) aux échappements est une excellente indication sur le taux de nitro utilisé ou le réglage du moteur !

INSIDE
L'autre point technique Funny Cars des engins encore plus complexes à piloter, outre ,leur châssis spécifique comme on l'a vu plus haut, c'est la position de pilotage et cette carrosserie qui "emprisonne"le pilote!

Ce dernier est en effet totalement , enfermé dans cette carrosserie monobloc 'derrière son énorme V8 gavé au nitro. Autant vous dire qu’il ne faut pas être « claustro » !

En cas d'explosion ou de problème mécanique, le pilote n'a qu'une seule issue pour s’extraire tout seul, une trappe de sécurité découpée dans le toit !

Au passage cette trappe sert aussi à évacuer la fumée du burn-out avant le départ, lorsque le pilote recule pour se mettre en place sur la ligne de départ. Le feu est le grand ennemi du pilote de Funny Car.


















Tony Pedregon, pilote vedette de la catègorie vient de trouver l'adhérence parfaite! Les 7 500 ch passent au sol. Notez les deux traces très nettes derrière les slicks !



Records en Funny Car
-    E.T. : 4"659 (Tony Pedregon à Phoenix en février 2007)
-    Speed : 536.97 km/h Oack Beckman à Pomona en novembre 2006)

Combien de moteurs explosés en plein run, en pleine v!!esse. on intégralement transforméle drag en boule de feu ?! La réglementation NHRA impose l’utilisation d'un l'utilisation  d’un treillis métallique bien spécifique pour que la pression d'air n'arrache pas la carrosserie. Mais la pression est telle qu'elle arrive quand même à se déformer. Autre précaution, l'utilisation de wheelie bars, ces
barres arrière équipées de roulettes... Ce n'est pas pour le folklore, vous pouvez en être sûr! Quand les 7 500 ch sont instantanément libérés, les wheelings sont parfois très brutaux ! Ce renfort qui part du pont arrière permet de limiter sa hauteur. Là encore, le faible empattement joue beaucoup par rapport à un Top Fuel.

















Side by site spectaculaire ! Les runs en Funny Car sont rarement aussi serrés ! On remarque bien la déformation di pneu arrière.

QUELQUES DÉTAILS :
- Puissance:    7 000 à 7500 ch
- 0'160 km/h (100 mph) : 0"8
- Force encaissée par le pilote : de 5 à 6g
- Carburant utilisé: 11 à 12 gallons composés de 85 % de nitro-méthane et  15 % de méthanol
- Coût du gallon (4 L) de carburant :      17.30 $
- Coût de la paire de pneus  :  1 100 $ (3 à 4 paires utilisées par course)
- Coût moyen d'un Funny Car :  200 000 $ (selon équipes et sans le staff)
- Carrosserie:   fibre de carbone et Kevlar
- Poids minimum requis:    905 kg (pilote compris) 






















PomKenny Bernstein se paie une « retraite cool » en Funny Car ! C’est son fils Brandon qui pilote désormais son fameux Top Fuel rouge Budweiser.ona


IN LOVING MEMORY
Preuve des dangers encourus par les pilotes, cette cinquième manche du championnat a été marquée par l'hommage rendu à Eric Medlen. Décédé à l'âge de 33 ans, une semaine après avoir été victime d'un crash lors d'une séance d'essai sur la piste du Gainesville Raceway, en Floride. Il était à ce moment-là quatrième du championnat en Funny Car. Preuve que malgré tous tes dispositifs de sécurité et tes évolutions techniques au sein des équipes participantes, ce sport mécanique demeure une activité à haut risque...

























Caché dans la petite "remorque" noire castrol GTX, le générateur qui alimente le « lanceur », le démarreur, qui permet au mécanicien de mettre le moteur en marche. On voit très bien ici les deux parachutes, le wheelie bar central, la trappe d'évacuation sur le toit (drapeau US), mais aussi les petits flaps au niveau des feux arrière qui permettent au vent de s'extraire du dessous de la carrosserie en plein run si besoin... 


LÉGENDE VIVANTE
Cette catégorie offre aussi son lot de champions. Et pas des moindres! John Force est une référence en la matière.

Avec un palmarès à faire pâlir les meilleurs pilotes automobiles mondiaux, il est l'un des vétérans du drag racing.

A 57 ans, il possède sa propre équipe: le team John Racing en partenariat avec CastroL Figure incontournable du drag racing, il compte à son actif quatorze championnats remportés de 1990 à 2006.

Là-bas, le champion en titre est acclamé par tous les spectateurs à sa moindre apparition.

Véritable icône aux Etats-Unis, il est régulièrement interviewé pour faire partager au public ses impressions sur ses runs.




ce texte à été composé à l'aide d'un reportage effectué par Rudy Pastore et Didier Soyeux, parut sur le supplément de GTI Mag n°90. certaines photos viennent de www.fcphoto.fr

Par jeff - Publié dans : sorties
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Samedi 28 juillet 2007




Dans le team Force, on s'active autour des Funny Cars de l'équipe!
Le block est déjà démonté mais demeure en place dans le chassis tube, Intervention "légère"...







Des moteurs compressés de 8 000 ch gavés au nitro-méthane, qui démarrent à moins de 10 m de vous, ça vous dirait? Rencontrer et serrer la main des pilotes les plus rapides de la planète, ça vous tente? Voir une meute de mécanos "reconstruire" un V8 de 8 litres en moins d'une 1 heure, vous avez déjà vu ? Non? Vous devriez faire un tour dans les pits de la NHRA ou de Erbacher à Turtmann pour le Swiss Drag Race


En ce week-end d'avril, notre thermomètre affiche 72 . Fahrenheits dès 8 h, soit l'équivalent de 22°C. L'air est sec et un léger vent souffle sur le désert du Nevada. Nous arrivons à l'entrée, derrière la tribune principale, et là... oubliez toutes vos références.


La piste s'étend entre de majestueuses tribunes, elles-mêmes perdues au milieu de gigantesques parkings qui donnent sur un immense paddock. Paddock qui vaut le détour a lui seul! Plus d'une centaine de semi-remorques encore plus mortels que ceux de la Fl disposés à l'entrée et alignés comme à la parade, nous offrent un spectacle inoubliable.


Brandon Bernstein accessible durant tout le week- end ! Pas comme en F1 !


L'arrivée sur place est un choc pour nous, simples Européens, perdus au milieu de centaines de camions aux décos hallucinantes affichant haut et fort les . couleurs des plus grands teams.









Rencontre avec une légende du drag racing John Force himself !

Car ici, vous êtes loin de l'ambiance restrictive et contraignante de la majorité des grandes courses européennes (notamment la Fl). La présentation hyper pro des hommes et des machines est primordiale aux USA, et même récompensée à chaque course par un prix spécial.






châssis noir, jantes noires, bloc hemi, c’est du méchant !

PIT STAFF

Dans les grandes équipes, le staff de mécaniciens comporte une bonne douzaine d'hommes. Vu le temps imparti pour le montage du moteur, chacun des membres de l'équipe occupe un rôle bien précis dans la mise au point du drag.

























L’arrivée des teams est un vrai spectacle !
Le déchargement des bêtes est ultime.

Cela va du "chargé des pneus" au spécialiste du compresseur, en passant par le responsable du mélange carburant. Toutes les tâches sont planifiées point par point, élément par élément.


Double magnéto d'allumage et pompes à essence. Pardon, pompes à nitro!

Le chef d'équipe se charge quant à lui d'orchestrer tout ce joli monde. A peine les servantes sorties du camion, il est déjà temps pour eux de sortir le drag.








Le drag de Tony vient de rentrer de son run... Au travail!



Placé tout en haut du semi-remorque, la descente du véhicule (surtout les Top Fuel) est une étape qui impressionne toujours. Après ça, l'équipage en ébullition s'affaire à la préparation du drag.





Blowers et coiffes d'entrée d'injection en carbone.

Comme nous vous l'avons dit au début, le team a moins d'une heure pour refaire intégralement le moteur. Autant dire qu'il ne faut pas chômer! On assiste alors à un nouveau spectacle: pièce par pièce, on voit l'assemblage de chaque élément du moteur à quelques mètres. Ici, pas de secret, tout se fait à la vue du public! Alors que pendant ce temps, les meilleurs pilotes de drag racing se baladent au beau milieu de la foule en signant des autographes. Plutôt sympa, comme ambiance!


PIT BOULES
Où que vous soyez, le spectacle est hallucinant. Les carrosseries en carbone se succèdent à un rythme effréné et le niveau des véhicules est bien entendu exceptionnel. Mais au fil de la journée, ce qui vous marque le plus est le bruit phénoménal des moteurs qui démarrent successivement d'un bout à l'autre! C'est parti!

Les mécanos finissent à peine de peaufiner tous les réglages pour la course que nous nous laissons emporter dans un mouvement de foule. Plus on se rapproche, plus le bruit du V8 gronde dans nos oreilles. C'est monstrueux, quasi indescriptible! Le coffre de la bête est rauque, brutal, assourdissant! Même au ralenti, les vrombissements du moteur nécessitent le port de boules Quiès. Mieux vaut prévenir que guérir! Non sérieusement, c'est véritablement un accessoire indispensable, qui est d'ailleurs distribué à l'entrée avec les billets.

DÉMARRAGE
Sur le stand, les mécanos entourent le drag. Bardés de leur masque à gaz pour la série de tests, un nuage de fumée blanche chargée de gaz d'échappement (mélange à 85 % de nitro et 15 % d'alcool) se fait sentir. C'est de la folie! Les vapeurs vous arrachent les amygdales et vous décollent la rétine. La gorge prise et les yeux brûlants, vous ne pouvez pas tenir plus de 30 secondes d'affilée sans masque! Pour autant, les gens adorent ça ! Le jeu consiste à rester le plus longtemps possible.

 Autant vous dire qu'au bout de quelques heures à traîner dans les allées à admirer les engins les plus fous dans le bruit effroyable des V8 compressés, ce n'est plus du sang qui coule dans vos veines, mais du pur nitro-méthane! Un paddock grandiose, où Pro Stock, Top Fuel et Funny Car sont entièrement dépouillés et remontés au moins deux fois par jour. Reportage en images...

Ambiance à chaque manche de la NHRA ! Comme beaucoup de courses de NASCAR ou celles d'INDY CAR, celles de la NHRA attirent à chaque fois plusieurs milliers de fans! Fête assurée durant plusieurs jours!

AMERICAN PARTY Aux USA, le premier choc vous saute à la figure dès votre billet en main - comptez 50 dollars le jour de la finale. Rien à voir avec les tarifs prohibitifs des Grands Prix de Fi ! Votre ticket en poche, vous avez un accès totalement libre aux paddocks, stands et autres abords de piste. Vous avez loisir de vous approcher des plus grands pilotes, d'obtenir leurs autographes, de discuter avec eux, le tout à 2 m des mécaniciens en train de préparer le drag. Plus qu'une simple compétition, les championnats de drag racing sont une véritable messe aux Etats-Unis. Un show hors normes, à l'américaine!


PRODUITS DÉRIVÉS
Tout est démesuré, on n'a jamais le temps de s'ennuyer, le tout dans une ambiance bon enfant. Vous pouvez aller dépenser vos derniers dollars dans les milliers de produits officiels, qu'on ne trouve nulle part ailleurs... On peut vraiment tout acheter! Du simple T-shirt, au pneu d'un Top Fuel, en passant par n'importe quelle pièce mécanique "déjà utilisée" et dédicacée (bielle, piston, pipe d'admission, courroie de blower...). Tout se vend! Le pire, c'est que toutes les grandes équipes engagées ont leurs propres boutiques. C'est tout simplement génial!

ENGAGEZ-VOUS
Très impliqué en drag racing, le team US Army profite de cette occasion pour effectuer sa campagne de recrutement militaire dans un énorme local situé au beau milieu des stands. Sachant tout l'intérêt de leur présence, l'armée propose différentes simulations pour attirer le public. Et ça marche, ça se bouscule au portillon!



CÉRÉMONIES

La cérémonie du dimanche met à l'honneur tous les finalistes: hymne national, parachutistes qui inaugurent la piste, tout est planifié pour assurer le spectacle ! Pour clôturer l'événement, la remise des trophées à la fin de la compétition se fait en bas du Strip. Ouverte au public, on peut aller piétiner l'asphalte ("collant") de ces 400 m de béton strié. Rassemblant pas moins de 10 0000 spectateurs, ça reste un moment magique et inoubliable. Bref une grande fanfare pour les "grands" enfants que nous sommes...


ce texte à été composé à l'aide d'un reportage effectué par Rudy Pastore et Didier Soyeux, parut sur le supplément de GTI Mag n°90. Photos www.fcphoto.fr

Par jeff - Publié dans : sorties
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Samedi 28 juillet 2007











Les deux rails sont partis pour un duel de 4 secondes

Ces longs cigares de 7,62m à châssis tubulaire carrossés d’une fine peau d’aluminium laissent tout juste entrevoir le casque du pilote. Les Top Fuel sont conçus pour une seule et unique chose : abattre le 400m DA le plus vite possible ! Fines roues directrices, gigantesques ailerons aérodynamiques et deux roues arrière motrices démesurées, c’est ce qui saute aux yeux !


Harnaché comme un pilote de chasse ! 


Derrière le pilote, un énorme moteur V8 taillé dans la masse, suralimenté par un monstrueux compresseur (blower) chapeauté d’une injection avec scoop en carbone. Dans ses veines coule du nitro-méthane, un carburant aussi détonant que dangereux qui, mélangé au méthanol (85% de nitro, 15% de méthanol), décuple l’énergie dégagée par l’explosion du carburant. Et croyez-nous, le taux du mélange varie selon les teams, les moteurs et surtout l’avancement dans les éliminatoires ! Secret défense sur le mélange exact concocté par chaque chef d’écurie avant les runs !



ÉNORME, INFERNAL...



Ceux qui l'ont vécu comprendront, c'est énorme, infernal, bref, ça déchire! Une mécanique bestiale, à l'état brut: rauque, brutale, tout ce qu'on aime! N'imaginez même pas y aller sans protection auditive. Boules Quiès obligatoires! Le mieux pour être sûr de ne pas devenir sourd après un week-end pareil, c'est encore le casque antibruit pardessus les boules Quiès. Au démarrage, les vibrations émises par les Top Fuel sont inimaginables. Les moteurs font trembler le sol et les armatures métalliques des tribunes et s'entendent à des kilomètres aux alentours! Merci les verts!


Quand ils passent en pleine charge en bout de piste, la pression acoustique est telle que vous sentez votre poitrine se comprimer. La pression des explosions des moteurs vous coupe littéralement la respiration, vos muscles se crispent et une sensation étrangère vous appuie le ventre. Au moment du départ, le son est épouvantable, un véritable tremblement de terre! Après la fumée blanche et épaisse du traditionnel burn-out pour chauffer les sticks, c'est l'odorat qui prend le relais! Au fur et à mesure de la compétition, l'odeur du pneu brûlé envahit totalement l'atmosphère des tribunes. Arrive ensuite une odeur surprenante de résine mélangée aux gaz d'échappement qui pique et brûle les sinus... Une large partie du nitro s'enfuit en effet par les échappements! D'où ces infernales flammes aux échappements dès que le jour tombe! Spectacle grandiose garanti de nuit !



On s’active ! Plus que quelques secondes pour démarrer le rail !
















TOP TEAMS!
Les spectateurs sont aux anges et acclament leurs teams et leurs pilotes préférés à chaque passage. Certains commencent même à faire des paris sur leurs favoris à coups d'un dollar le run. Les champions nationaux de la catégorie s'appellent Tony Schumacher, Rod Fuller, Larry Dixon et Brandon Bernstein.
Autant dire que ces quatre pilotes évoluent dans des équipes aux budgets plutôt confortables.

Mais parlons du dernier champion en date. Détenteur de cinq victoires au championnat, Tony Schumacher est depuis 1999 l'adversaire le plus redouté. Depuis 2004, il a enchaîné les victoires. Petite particularité, ce pilote appartient au team US Army, présent aussi dans la catégorie moto (Pro Stock Motorcycle). C'est bien de l'armée américaine qu'il s'agit! Tony Schumacher n'est donc pas un pilote comme les autres. Digne représentant de l'armée américaine, c'est un militaire gradé au rang de sergent. Le retour dans les pits de son top fuel accroché derrière le Hummer H2 US Army vaut le détour!

































Le pilote de ce Top Fuel vient de mettre les gaz et se lance dans un copieux rolling burn pour chauffer ses deux sliks ! Spectacle et odeur de gomme brûlée assurés !



SHEET TECH
Gavé par près de 8 000 ch, toute la difficulté est de passer cette phénoménale puissance au sol !  pour ce faire, une seule solution: les deux énormes slicks à l'arrière et une boîte de vitesses dont les disques d'embrayage doivent être "affûtés" au millimètre près selon l'adhérence et la température de la piste! Trop d'adhérence, le moteur explose sur la ligne de départ, pas assez, et c'est un infernal burn out qui ruine en une fraction de seconde toute chance de victoire! La rapidité de rotation des roues provoque une déformation impressionnante des pneus à haute vitesse.






















Passons au côté technique maintenant, un Top Fuel de 500 cubic inches (8,2 litres) est aussi puissant que les huit premières lignes (seize voitures !lO de la grille de départ d'une course de Nascar ! En pleine accélération, le moteur engloutit 5,7 litres de nitrométhane par seconde. Soit l'équivalent d'un Boeing 747 au décollage, pourtant quatre fois plus puissant. Les doubles distributeurs d'allumage appliquent un courant de 44 ampères à chacune des seize bougies. l'équivalent d'un poste à souder à arc à chaque bougie La température du fond de flamme est de 3900° C. Les électrodes étant complètement consumées lors de l'unique run ! A la fin des 400 m, le moteur ne peut être éteint qu'en coupant net l'arrivée d'essence et l'allumage. Le vilebrequin se déforme (torsion) pendant le run (200 entre les deux extrémités en régime maximum). L'intensité à l'état pur! Moins de 4"5 plus tard, le 1 drag passe la ligne d'arrivée! Et le fracas cesse instantanément comme si l'on venait de vivre un cauchemar!



















Les deux Top Fuel disparaissent au loin cachés par leurs parachutes... Mais déjà deux autres s'alignent et démarrent leur moteur respectif !!! Un souvenir inoubliable que jamais les télés ne pourront retranscrire. Véritable show, comme les Américains savent si bien le faire, et vous verrez que nous ne sommes pas encore au bout de noS surprises. Bref, on vous laisse apprécier les photos, qui parlent un peu d'elles-mêmes... .

Comparatif au 400 m DA
Yamaha Rl :          10"
Porsche 911 :        14"
Ferrari 360 Modena : 12"6
Porsche Carrera GT : 11"4
Ferrari Enzo:        11"3

Records en Top Fuel
Meilleur çhrono absolu : 4"428
(Tony Schumacher à Pomona en novembre 2006)
Vitesse terminale : 540.98 km/h (Schumacher à Columbus en mai 2005)















Malgré la longueur de son châssis, ce Top Fuel n’évite pas le wheeling lors du départ !


QUELQUES DÉTAILS

. Puissance:    7 000 à 8 000 ch selon les teams
. Moteur: 500 cubic inches (8,2 litres)
.0 à 100 mph (160 km/h) : 0,8 seconde
. Empattement:  7,62 m
. Carburant utilisé: 11 à 12 gallons composés de 85 % de nitro méthane et 15 % de méthanol
. Force encaissée par le pilote: de 5 à 6 g !
. Coût du gallon (4 L) de carburant:    17.30 $
. Coût de ta paire de pneus par run :  1100 $
. Coût moyen d'un Top Fuel prêt à courir (sans son staff!) : 180 000 $
. Carrosserie: métal, fibre, carbone et Kevlar
. Poids minimum requis: 839 kg (pilote compris)




ce texte à été composé à l'aide d'un reportage effectué par Rudy Pastore et Didier Soyeux, parut sur le supplément de GTI Mag n°90. quelques photos par www.fcphoto.fr

Par jeff - Publié dans : sorties
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Vendredi 27 juillet 2007

Passionné par la mécanique et la performance, l'initiateur de ces courses de vitesse pure s'appelle Wally Parks. En 1937, il commence à s'investir dans le drag racing en créant le club des Road Runners.

Sa rencontre avec un ancien conducteur de tanks chargé des essais de General Motors pour l'armée américaine dans le Pacifique Sud, le positionne comme membre principal de la première association californienne de chronométrage (SCTA). Découleront de cette association les SeTA "speectl Week" à Bonneville en 1949, sur lac asséché.


Une prégrille NHRA tout début 50 : pick-up modifiés, roadsters allégés au maximum, tout est bon

Mais cela ne suffira pas à arrêter les runs sauvages organisés spontanément sur les grands boulevards par les hot-rodders californiens pour qui les courses de vitesse pure ne suffisent pas.

Mais elles sont source de danger et d'accidents, et la solution consiste à trouver des pistes pour ces passionnés considérés comme des hors-la-loi.

La première course sur piste aura donc lieu en 1950, dans le sud de la Californie, à Santa Ana près de Los Angeles.

Le succès de cette première course organisée est immédiat. Cent cinquante voitures et plusieurs milliers de spectateurs viennent y assister. Le drag racing commence à devenir populaire aux Etats-Unis



Certains pilotes vont également courir en drag avec leur roadster de vitesse pure..,

NATIONAL HOT ROD ASSOCIATION
Très vite, d'autres épreuves sur piste voient le jour, et on commence à classer les voitures en catégories.

En 1951, Parks est le premier rédacteur en chef de Hod Rod Magazine qui fait un tabac aux US. Profitant de son influence, Parks décide d'officialiser ce sport du drag racing et devient son premier président.

Son objectif est de fédérer et réglementer ces courses avant que le gouvernement interdise tout en bloc.


Deux drags compressés s'élancent dans un rolling burn infernal! Notez le starter au milieu avec ses drapeaux!

La National Hot Rod Association (NHRA) est né ! la première course officielle NHRA s'est déroulée en avril 1953, à Pomona en Californie.

A vrai dire, les tout premiers dragsters n'avaient pas grand chose à voir avec ceux utilisés aujourd'hui. Mais déjà à l'époque, le souci de la réduction du poids était présent pour optimiser les performances.

Depuis, les moteurs et les carburants ont bien évolué et sont devenus peu à peu plus exotiques, plus puissants et naturellement plus organiques...



Une partie des teams évoluant dans les records de vitesse se tournera ensuite vers le drag pur et dur!

NHRA, RECONNUE DE TOUS!
Plus de 50 ans après. la National Hot Rod Association compte plus de 300 employés permanents et est l'une des plus grandes organisations de course: automobiles, reconnue dans le monde entier.

Forte de cette expérience, la NHRA possède plus de 80 000 membres.




Deux Willys Gasser au départ!








Pas moins de 35 000 pilotes s'affrontent chaque année dans des championnats régionaux et nationaux, dans l'espoir de participer un jour au glorieux championnat international NHRA.

Avec ses 140 pistes et ses 5 000 courses par an, la NHRA a conquis ses lettres de noblesse et a su convaincre de nombreux sponsors.

Richement doté (à raison de 50 millions de dollars par an) par Powerade, la boisson énergétique, le championnat international NHRA compte 23 manches réparties dans 20 états.




Chaque départ donnait lieu à de furieux burns, plus ou moins bien contrôlés par les pilotes! Chaud devant!








Tradition oblige, la finale a lieu sur l'historique piste de Pomona, à la sortie de Los Angeles. 600 concurrents partagés dans 13 catégories auto et moto s'affrontent sur une bande de béton et d'asphalte large de 40 m pour se qualifier puis briller devant 100 000 spectateurs et bien plus de téléspectateurs.

Retransmis à la TV par la chaîne ESPN, les Ricains ont droit à 130 h de diffusion, dont pas ma1 de direct.



Voici à quoi ressemblait un départ de Top Fuel à la belle époque!











Véritable messe aux Etats-Unis,le Drag racing est un sport mécanique à part entière qui n'a rien à envier aux courses de Nascar et Indy.

Sa popularité est comparable à la Fi en Europe. Ses adeptes se comptent par dizaines de milliers et les sommes brassées sont colossales.




Pour le fun, certains "rails" étaient habillés d'une carrosserie modifiée!
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MOTOR SPORT MUSEUM
Pour ce qui est considéré aujourd'hui comme l'un des  tout premiers sports mécaniques, c'est sur le site du Los Angeles Country Fairplex de Pomona que le musée Wally Parks NHRA Motorsports s'installe.

Dans un grand pavillon Arts-Déco de plus de 3 000 m2,le musée, qui a ouvert en 1998, abrite toute l'histoire du drag racing. Il présente une soixantaine de véhicules illustrant les diverses époques et les différentes tendances de cette riche discipline.

Depuis le Bug de Dick Kraft jusqu'au Pro Stock Pontiac 97 de Warren Johnson.

L'immense galerie de photos d'époque conservées dans les vitrines ajoute encore plus de magie à l'ambiance qui règne. Un vrai saut dans le temps! Petite visite guidée dans ce haut lieu d'un sport très mécanique...




Les tout premiers dragsters sont directement inspirés des Hot rods avec lesquels les jeunes Californiens couraient de façon illégale sur les boulevards,de Los Angeles !











ce texte à été composé à l'aide d'un reportage effectué par Rudy Pastore et Didier Soyeux, parut sur le supplément de GTI Mag n°90. Photos www.fcphoto.fr
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