Samedi 28 juillet 2007
Have fun! Et profitez bien de l'odeur du nitro et de la gomme brûlée!
Côté bestialité, les Funny Cars n'ont vraiment rien à envier aux Top Fuel! Comme eux, cette autre catégorie reine du drag racing fait toujours autant rêver les spectateurs.
Et pour cause, elle utilise la même motorisation et le même carburant (nitro-méthane) qu'en Top Fuel. L'écart des performances entre un Top Fuel et un Funny Car est infime.
A titre de comparaison, le record national en Top Fuel est de 4"428 contre 4"659 en Funny Car.
Soit un écart de 0"231 seulement! 4"65 aux 400 m DA, ça cause! Imaginez: de 0 à 160 km/h en 1", de 0 à 442 km/h en 3"25 et de 0 à 514 km/h en 4"7, ça vous dit?
Quand on sait qu'une Porsche 911 fait dans les 14" aux 400 m à 170 km/h, et une Yamaha R1 10", c'est vraiment dément!
Une balle de fusil parcourt 120 m par seconde, c'est l'équivalent de 420 km/h contre 536,97 km/h pour un Funny Car en fin de run. BAAAMMM...
Imaginez le conducteur, prisonnier dans l'habitacle !
Harnaché comme un pilote de chasse, il n'a devant lui que la vision de l'énorme injection et un morceau de la piste!
L'appellation "Funny Car" n'est pas un hasard. Très populaires aux USA, les gens s'identifient à ces drags grâce à la carrosserie qui reprend grossièrement les lignes de voitures actuelles du commerce. D'où l'intérêt pour les constructeurs! On arrive par exemple. A distinguer Mustang, Chevrolet, ou encore Dodge..
EMPATEMENT COURT
Ici, le moteur du drag est situé à l’avant (devant le pilote), le tout est recouvert d’une carrosserie monocoque en carbone. Mais la grande particularité d’un Funny Car par rapport à un Top Fuel réside dans un empattement beaucoup plus court. 7,62m pour un Top Fuel, contre 3,18m sur un Funny Car.
Avec les mêmes 7500 ch à maîtriser et toujours les deux mêmes sliks à l’arrière identiques pour passer toute cette puissance ! Tenir un Funny car en ligne droite n’a rien de « facile » !
La moindre perte d’adhérence, le moindre écart de trajectoire peuvent vite avoir des conséquences dramatiques. Donc, plus difficile à maîtriser ! Show garanti…
Monsieur Funny Car himself ! Le légendaire John Force et son Funny Mustang Çastrol ! Burn out de furieux (ci-dessus) comme à l'accoutumée pour lui, et départ (ci-dessous) dans les règles de l'art!
Funny Car de John Force
- Carrosserie: Ford Mustang Replica 2005
- Puissance: 7 500 ch
- Lubrifiant : Castrol GTX et Castrol Syntec
- Carburant: 85 % nitro-méthane, 15 % méthanol-alcool
- Pneus: Goodyear Eagle
- Poids: 895 kg (pilote inclus)
- Moteur: bloc TFX & BAE de 498 cubic inches (8 litres), assemblage sur mesure
- Type de moteur: aluminium forgé
- Châssis : McKinney Corporation
- Suspension: aluminium
- Freins: fibre carbone associée à deux parachutes
- Carrosserie: Ford Mustang Replica 2005
- Puissance: 7 500 ch
- Lubrifiant : Castrol GTX et Castrol Syntec
- Carburant: 85 % nitro-méthane, 15 % méthanol-alcool
- Pneus: Goodyear Eagle
- Poids: 895 kg (pilote inclus)
- Moteur: bloc TFX & BAE de 498 cubic inches (8 litres), assemblage sur mesure
- Type de moteur: aluminium forgé
- Châssis : McKinney Corporation
- Suspension: aluminium
- Freins: fibre carbone associée à deux parachutes
Deux Funny Cars au coude à coude, en pleine charge! Les pilotes expliquent qu'ils arrivent parfois à entendre le moteur de l'autre drag à plein régime durant leur duel!
La couleur des flammes (ou leur densité) aux échappements est une excellente indication sur le taux de nitro utilisé ou le réglage du moteur !
INSIDE La couleur des flammes (ou leur densité) aux échappements est une excellente indication sur le taux de nitro utilisé ou le réglage du moteur !
L'autre point technique Funny Cars des engins encore plus complexes à piloter, outre ,leur châssis spécifique comme on l'a vu plus haut, c'est la position de pilotage et cette carrosserie qui "emprisonne"le pilote!
Ce dernier est en effet totalement , enfermé dans cette carrosserie monobloc 'derrière son énorme V8 gavé au nitro. Autant vous dire qu’il ne faut pas être « claustro » ! En cas d'explosion ou de problème mécanique, le pilote n'a qu'une seule issue pour s’extraire tout seul, une trappe de
sécurité découpée dans le toit ! Au passage cette trappe sert aussi à évacuer la fumée du burn-out avant le départ, lorsque le pilote recule pour se mettre en place sur la ligne de départ. Le feu est le grand ennemi du pilote de Funny Car.
Tony Pedregon, pilote vedette de la catègorie vient de trouver l'adhérence parfaite! Les 7 500 ch passent au sol. Notez les deux traces très nettes derrière les slicks !
Records en Funny Car
- E.T. : 4"659 (Tony Pedregon à Phoenix en février 2007) - Speed : 536.97 km/h Oack Beckman à Pomona en novembre 2006)
Combien de moteurs explosés en plein run, en pleine v!!esse. on intégralement transforméle drag en boule de feu ?! La réglementation NHRA impose l’utilisation d'un l'utilisation d’un treillis métallique bien spécifique pour que la pression d'air n'arrache pas la carrosserie. Mais la pression est telle qu'elle arrive quand même à se déformer. Autre précaution, l'utilisation de wheelie bars, ces
barres arrière équipées de roulettes... Ce n'est pas pour le folklore, vous pouvez en être sûr! Quand les 7 500 ch sont instantanément libérés, les wheelings sont parfois très brutaux ! Ce renfort qui part du pont arrière permet de limiter sa hauteur. Là encore, le faible empattement joue beaucoup par rapport à un Top Fuel.
Side by site spectaculaire ! Les runs en Funny Car sont rarement aussi serrés ! On remarque bien la déformation di pneu arrière.
- Puissance: 7 000 à 7500 ch
- 0'160 km/h (100 mph) : 0"8
- Force encaissée par le pilote : de 5 à 6g
- Carburant utilisé: 11 à 12 gallons composés de 85 % de nitro-méthane et 15 % de méthanol
- Coût du gallon (4 L) de carburant : 17.30 $
- Coût de la paire de pneus : 1 100 $ (3 à 4 paires utilisées par course)
- Coût moyen d'un Funny Car : 200 000 $ (selon équipes et sans le staff)
- Carrosserie: fibre de carbone et Kevlar
- Poids minimum requis: 905 kg (pilote compris)
- 0'160 km/h (100 mph) : 0"8
- Force encaissée par le pilote : de 5 à 6g
- Carburant utilisé: 11 à 12 gallons composés de 85 % de nitro-méthane et 15 % de méthanol
- Coût du gallon (4 L) de carburant : 17.30 $
- Coût de la paire de pneus : 1 100 $ (3 à 4 paires utilisées par course)
- Coût moyen d'un Funny Car : 200 000 $ (selon équipes et sans le staff)
- Carrosserie: fibre de carbone et Kevlar
- Poids minimum requis: 905 kg (pilote compris)
PomKenny Bernstein se paie une « retraite cool » en Funny Car ! C’est son fils Brandon qui pilote désormais son fameux Top Fuel rouge Budweiser.ona
IN LOVING MEMORY
Preuve des dangers encourus par les pilotes, cette cinquième manche du championnat a été marquée par l'hommage rendu à Eric Medlen. Décédé à l'âge de 33 ans, une semaine après avoir été victime d'un crash lors d'une séance d'essai sur la piste du Gainesville Raceway, en Floride.
Il était à ce moment-là quatrième du championnat en Funny Car. Preuve que malgré tous tes dispositifs de sécurité et tes évolutions techniques au sein des équipes participantes, ce sport mécanique demeure une activité à haut risque...
Caché dans la petite "remorque" noire castrol GTX, le générateur qui alimente le « lanceur », le démarreur, qui permet au mécanicien de mettre le moteur en marche. On voit très bien ici les deux parachutes, le wheelie bar central, la trappe d'évacuation sur le toit (drapeau US), mais aussi les petits flaps au niveau des feux arrière qui permettent au vent de s'extraire du dessous de la carrosserie en plein run si besoin...
LÉGENDE VIVANTE
Cette catégorie offre aussi son lot de champions. Et pas des moindres! John Force est une référence en la matière. Avec un palmarès à faire pâlir les meilleurs pilotes automobiles mondiaux, il est l'un des vétérans du drag racing.
A 57 ans, il possède sa propre équipe: le team John Racing en partenariat avec CastroL Figure incontournable du drag racing, il compte à son actif quatorze championnats remportés de 1990 à 2006.
Là-bas, le champion en titre est acclamé par tous les spectateurs à sa moindre apparition.
Véritable icône aux Etats-Unis, il est régulièrement interviewé pour faire partager au public ses impressions sur ses runs.
ce texte à été composé à l'aide d'un reportage effectué par Rudy Pastore et Didier Soyeux, parut sur le supplément de GTI Mag n°90. certaines photos viennent de www.fcphoto.fr







































































Les spectateurs sont aux anges et acclament leurs teams et leurs pilotes préférés à chaque passage. Certains commencent même à faire des paris sur leurs favoris à coups d'un dollar le run. Les champions nationaux de la catégorie s'appellent Tony Schumacher, Rod Fuller, Larry Dixon et Brandon Bernstein.
Mais parlons du dernier champion en date. Détenteur de cinq victoires au championnat, Tony Schumacher est depuis 1999 l'adversaire le plus redouté. Depuis 2004, il a enchaîné les victoires. Petite particularité, ce pilote appartient au team US Army, présent aussi dans la catégorie moto (Pro Stock Motorcycle). C'est bien de l'armée américaine qu'il s'agit! Tony Schumacher n'est donc pas un pilote comme les autres. Digne représentant de l'armée américaine, c'est un militaire gradé au rang de sergent. Le retour dans les pits de son top fuel accroché derrière le Hummer H2 US Army vaut le détour!
d'un Boeing 747 au décollage, pourtant quatre fois plus puissant. Les doubles distributeurs d'allumage appliquent un courant de 44 ampères à chacune des seize bougies. l'équivalent d'un poste à souder à arc à chaque bougie La température du fond de flamme est de 3900° C. Les électrodes étant complètement consumées lors de l'unique run ! A la fin des 400 m, le moteur ne peut être éteint qu'en coupant net l'arrivée d'essence et l'allumage. Le vilebrequin se déforme (torsion) pendant le run (200 entre les deux extrémités en régime maximum). L'intensité à l'état pur! Moins de 4"5 plus tard, le 1 drag passe la ligne d'arrivée! Et le fracas cesse instantanément comme si l'on venait de vivre un cauchemar!
















sonorisation