Sports mécaniques
Attention ça ronfle sous
le capot
Dans les sports mécaniques si l’on connaît les courses de motos en tous genres, le karting et les courses automobiles, sur circuits ou en pleine nature, on connaît moins les courses de " Dragster ".UNE discipline sportive qui nous vient des Etats-Unis et qui se développe depuis 3 à 4 ans en France.
Ce qui veut dire qu’il y a des passionnés de belles voitures et de mécanique, qui aiment en quelque sorte gonfler leur moteur et s’essayer sur une piste.
Dans ce nouveau style de course nous avons rencontré dans la commune de Pierrefeu, Jean Luc Arnaud qui a entraîné dans sa passion un de ses amis Jean François Andrieux.
" J’ai commencé à m’intéresser au Dragster en allant voir des courses, il y a de cela quelques années sur le circuit Paul Ricard au Castellet… Il y a sept à huit ans des démonstrations commençaient à se faire à Aubenas, je me suis dit pourquoi pas moi ", raconte Jean Luc.
Si ce sport n’est pas réservé aux voitures américaines " il y a même des coccinelles qui courent ", c’est tout de même sur une " Ford Mustang " de 1971 que Jean Luc fait des pointes de vitesse.
Pas de dangerLes deux varois mettent un point d’honneur en retenant l’option " Route et Piste ", c’est à dire que leur voiture que l’on classerait normalement dans les anciennes de collection, a certes un moteur super gonflé, avec des pièces d’origines et arrangées, mais peut aussi rouler sur les routes de France.
" Moi je roule dans la catégorie index 13 secondes. Ce qui veut dire départ arrêté sur 400 mètres je finis dans les 175 km/h ", indique Jean Luc, qui insiste sur le fait qu’il n’y a pas de danger : " la compétition par catégorie se déroule sur une ligne droite de 400 mètres, je n’ai jamais vu d’accidents, comme on a trop tendance à en voir à la télévision sur des championnats aux Etats Unis. Ici il n’y a pas de danger pour participer à une compétition il vous faut une voiture ou une moto, un casque, un certificat médical et c’est tout ".
Jean François qui roule sur une " Mercury Cougar " de 1972, se mesure aux autres concurrents dans la catégorie index 14 secondes : " J’ai fais 14,26s la dernière fois, j’espère pouvoir descendre encore plus avec ma nouvelle boîte et convertisseur ".
Comme toutes passions ça coûte de l’argent, d’où pour le moment de rester dans cette catégorie pour ne pas être obligé d’investir dans une remorque pour transporter leur voiture s’il courait dans l’index 12s par exemple : " Nous mettons un point d’honneur et une certaine fierté de nous rendre sur le circuit avec notre voiture, alors que d’autres arrivent avec leur voiture de course sur la remorque ".
Finale du championnat à Vichy
SI depuis trois ans s’organise en France un championnat officiel, nos varois se préparent tant psychologiquement que mécaniquement à la finale du championnat qui se déroule les 9 et 10 septembre prochain sur l’aérodrome de Vichy charmeil.
Jean-Luc espère avoir fini de remonter son moteur, car il a du le démonter pour une fuite d’eau.
Dans son garage impeccablement rangé, la Mustang est sur le pont et le moteur juste à côté en pièce détaché : " Il me reste encore quelques jours pour tout remonter et qui sait, croisons les doigts, gagner ! ".
Jean-Luc et Jean-François vont donc participer à la finale du championnat à Vichy ou se déroulera en même temps le championnat de France moto : " Des courses il y en a cinq par an, du mois de mai à septembre, ça nous laisse assez de temps de commander les pièces aux Etat-Unis pour bien préparer nos mécaniques ".
Nos deux passionné, invitent donc les personnes intéressées par cette discipline sportive à assister à la finale du championnat qui se déroule à Vichy avec au programme samedi soir un show nocturne, concert, exposition de véhicules US, village stand et restauration.
Bonne route donc et bon championnat qui a comme devise : " No speed limit " (pas de limite à la vitesse).
Guy MOUISSE
(Me contacter : gmouisse@lamarseillaise.fr)